Que tu sois menstruée pour la première fois ou souhaites te rafraîchir la mémoire au sujet des
règles, tu es au bon endroit. Consulte notre FAQ sur les règles!

Pour les adolescentes
Notions de base
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Qu'est-ce que la puberté?
Entre l'âge de 8 et 15 ans (en général), toutes les filles passent par la puberté, une étape de la vie qui marque la transition entre l'enfance et l'adolescence. Elle débute par une poussée de croissance rapide: tu grandis de quelques centimètres, tes seins commencent à se développer, et puis, oh non!, des poils se mettent à pousser dans de nouveaux endroits. Finalement, tu remarques des pertes blanches et collantes dans ta culotte. Ne t'en fais pas! Ton corps se prépare pour ses premières menstruations. Une fois menstruée, tu auras franchi le stade de la puberté.
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Que sont les «règles» et pourquoi sommes-nous menstruées?

Tes règles, ou ton cycle menstruel, avertissent ton corps qu'il doit se préparer à la possibilité d'une grossesse. Une fois par mois, tu ovules, c'est-à-dire que l'un de tes ovaires libère un œuf. Si l'ovule n'est pas fécondé par un spermatozoïde, il est éjecté hors du corps et tes prochaines règles commencent.

Tes deux ovaires contiennent tous les ovules que tu produiras au cours de ta vie. Ton cycle est la période nécessaire à ton organisme pour passer par le processus d'ovulation, moment où l'un de tes ovaires libère un œuf mature qui entreprend sa migration dans la trompe de Fallope pour atteindre l'utérus. Le liquide menstruel (sang et tissus) coule de l'utérus, traverse le col utérin et sort par le vagin. Ton système hormonal régule ton cycle menstruel; c'est pour cela qu'il peut te pousser un bouton par-ci, par-là, que tu peux éprouver des crampes, ou que tu es irritable. C'est tout à fait normal.

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Pourquoi au juste appelle-t-on ça des règles?
Bonne question! Dans le sens de «pertes sanguines féminines», le mot «règles» vient du mot «régularité», car ces pertes sanguines reviennent en principe tous les 28 jours, à la fin du cycle ovarien (ou cycle menstruel). C'est logique, non? Bien sûr, il existe toutes sortes d'expressions plus ou moins farfelues pour rendre l'idée d'«avoir ses règles», par exemple: «avoir ses jours», «le cardinal est en ville», ou notre meilleure: «être indisposée».
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À quel âge les filles ont-elles leurs premières règles? Est-ce que les règles finissent par arrêter un jour?
Tes règles peuvent commencer à n'importe quel moment entre l'âge de 9 et 16 ans, mais c'est surtout vers l'âge de 12 ou 13 ans que cela se produit. Le moment varie d'une fille à l'autre. Les règles reviennent chaque mois tout au long de la vie d'une femme jusqu'à l'âge de la ménopause, vers la fin de la quarantaine ou le début de la cinquantaine, quand le corps cesse de se préparer à la possibilité d'une grossesse. Alors pour répondre à ta question, oui, les règles finissent par arrêter un jour.
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À quelle fréquence a-t-on ses règles, et combien de temps est-ce que ça dure?

D'abord, il est bon de savoir qu'en général, le cycle menstruel ne se régularise qu'au bout de 1 à 6 ans après les premières règles. Un cycle normal dure environ 28 jours, mais chacune de nous est différente, n'est-ce pas? En effet, chaque femme a son propre cycle, qui peut durer, selon le rythme de chacune, de 21 à 36 jours. La plupart du temps, les règles durent de 3 à 8 jours, ou 6 jours en moyenne.

Pour connaître la durée de ton cycle, prends note du premier jour de tes menstruations, qui correspond au premier jour de ton cycle. À partir de là, compte tous les jours qui passent jusqu'au premier jour de tes menstruations le mois suivant. Tu connaîtras ainsi la durée de ton cycle. Admettons que tes règles commencent le 6 mars, qu'elles durent 6 jours et que tu n'as pas d'autres menstruations avant le 3 avril suivant, cela veut dire que ton cycle est de 28 jours. En inscrivant ces dates sur ton calendrier, tu pourrais prévoir assez facilement les dates de tes prochaines menstruations.

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Comment savoir si j'ai mes premières règles? Quels sont les signes?
Ne t'en fais pas, tu t'en rendras vite compte. Tu n'as qu'à écouter ton corps. En général, la puberté est un processus qui peut mettre de 2 à 5 ans à s'accomplir. Ton corps grandit, tes seins commencent à se développer (youpi!), des poils commencent à apparaître sur ton pubis et tes aisselles, et ton corps dégage de nouvelles odeurs. Il se peut aussi que tu aies des boutons au visage. À l'occasion, tu commenceras à avoir des pertes blanc crème (blanches ou jaunes) dans ta culotte, signe tout à fait normal que ton corps se prépare pour ses premières menstruations. Cela peut être une question de jours ou de mois, impossible à prévoir. Tu n'as qu'à prêter attention à ton corps et à prendre les choses comme elles viennent. Avant le début de tes menstruations, tu pourrais éprouver quelques symptômes courants, comme une hypersensibilité des seins, un ballonnement, des maux de tête, des crampes et une enflure des pieds ou des mains. Ces symptômes peuvent durer tout au long de tes règles, mais souviens-toi que ce ne sont pas toutes les femmes qui en souffrent. Là encore, chaque femme est différente!
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Quelle quantité de sang perd-on chaque mois?
Même si elles paraissent toujours plus abondantes, les pertes menstruelles équivalent généralement à moins de 4 c. à soupe (60 mL) de sang par cycle. C'est tout!
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Que dois-je faire si j'ai mes premières règles à l'école?

Étant donné que tu ne peux pas prédire exactement le jour où tu auras tes premières règles, tout ce que tu peux faire est de t'y préparer. D'abord, renseigne-toi sur les produits d'hygiène conçus pour te protéger. Au cas où tu serais à l'école le jour venu, prévois une «trousse d'urgence» qui comprend une petite culotte à ton goût, un sac en plastique refermable, 1 ou 2 protège-dessous et 1 ou 2 serviettes hygiéniques. Tu peux aussi inclure un détachant en bâtonnet et quelques comprimés d'ibuprofène. Car on ne sait jamais. Et pourquoi pas une petite tablette de chocolat avec ça!

Si tu as tes premières règles à l'école, ne t'en fais surtout pas. Enroule-toi un chandail ou une veste autour de la taille, saisis ta «trousse d'urgence» et rends-toi aux toilettes pour régler l'affaire. Change de culotte, enlève le papier qui couvre la bande adhésive du protège-dessous ou de la serviette, puis colle-le (ou la) dans ta nouvelle culotte. Utilise le détachant en bâtonnet pour nettoyer ta culotte et tes vêtements tachés, laisse le produit agir, puis rince et sèche tes vêtements du mieux que tu peux. Rhabille-toi et mets ta culotte sale dans le sac refermable en attendant de pouvoir la laver à la maison. La bonne nouvelle dans tout ça, c'est que le flux menstruel est généralement peu abondant le premier jour.

Si tu n'as pas de trousse d'urgence à ta portée, ne t'inquiète pas. Tu peux toujours recourir à la bonne vieille méthode du papier de toilette en attendant de trouver un produit de protection convenable. Utilise simplement un peu d'eau et du savon pour enlever les taches, puis sèche tes vêtements du mieux que tu peux. Demande à une amie ou à une enseignante si elle n'aurait pas une serviette de trop à te passer. Souvent, les écoles gardent en stock des produits d'hygiène féminine pour faire face à de telles situations. Donc, ne t'en fais pas, car il y aura toujours quelqu'un qui pourra t'aider.

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Je suis un peu mal à l'aise de parler de mes premières règles avec ma mère ou mon père. Qu'est-ce que je peux leur dire?

Le sujet des règles peut te mettre mal à l'aise au début, mais ça n'a vraiment pas besoin d'être comme ça. Parler de tes règles peut en fait s'avérer libérateur pour toi. Ta mère (ou ton père, selon le cas) aura peut-être déjà abordé le sujet avec toi, mais si ce n'est pas le cas et que tu sens que tes règles approchent, n'attends pas. Demande à tes parents de t'aider à trouver les produits qu'il te faut. Commence par leur dire que tu as quelque chose d'important à leur confier. Si ce n'est pas urgent, attends le bon moment pour t'adresser à eux. Ou encore, écris-leur un mot pour leur dire ce qui t'arrive et ce dont tu as besoin.

Si tu veux t'adresser à ta mère, une bonne façon d'aborder le sujet est de commencer par lui dire: «Maman, il faudrait que je te parle au sujet de mes règles. Ça me gêne un peu d'en parler, mais c'est important», ou plus simplement: «Maman, j'aurais besoin de produits pour ce moment du mois». Elle te renseignera sur tout ce que tu dois savoir et t'aidera à te procurer les produits qu'il te faut. Nous te conseillons d'ailleurs d'écrire toutes tes questions à l'avance, de sorte que tu n'oublies rien et obtiennes toutes les réponses que tu recherches.

Si tu veux t'adresser à ton père, une bonne façon d'aborder le sujet serait de lui dire: «Papa, j'aurais besoin de produits pour ce moment du mois». Ce sera peut-être un peu gênant, mais ton père saura exactement à quoi tu fais allusion. Il s'arrangera pour trouver les produits qu'il te faut, et si vous êtes tous les deux à l'aise d'en parler, il pourra peut-être répondre à certaines de tes questions. Ceci dit, il n'y aurait aucun mal si l'un de vous deux préférait ne pas aborder le sujet. Tu pourrais alors sans doute te confier à un membre féminin de ta famille, comme à une tante, à ta grand-mère, ou à une autre femme en qui ton père a confiance. Là encore, nous te conseillons d'écrire toutes tes questions à l'avance.

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Je sens que je n'ai personne à qui parler de mes premières règles. Que devrais-je faire?
Il arrive qu'aucun parent ou tuteur ne soit disponible pour parler de ces choses-là en privé. Tes amies peuvent te prêter conseil, mais ne te fie pas uniquement à ce qu'elles te disent, car elles aussi en ont beaucoup à apprendre sur la puberté. Tu ne dois pas courir le risque de suivre un conseil fondé sur un mythe ou des faussetés. Si tu n'as vraiment personne à qui t'adresser, essaie de parler à l'infirmière de ton école, à une conseillère pédagogique, à une entraîneuse ou à une enseignante. Une bonne façon d'aborder le sujet serait de lui dire que tu aimerais avoir un entretien personnel avec elle. Le moment venu, dis-lui: «C'est ce moment du mois et c'est tout nouveau pour moi. J'aurais quelques questions à vous poser, et je vais avoir besoin de produits.» Elle sera ravie de t'aider.
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Est-ce que tout le monde va savoir que j'ai mes règles?

Soyons sérieux: à moins que tu ne brandisses une pancarte qui dit «j'ai mes règles en ce moment» ou que tu ne publies sur Instagram une photo de toi dans l'allée des tampons à la pharmacie, tes camarades de classe ne sauront PAS que tu as tes règles. À partir du moment où tu te sens à l'aise et bien protégée pendant ces jours-là, la seule chose que les gens remarqueront sera ta jolie chevelure bouclée, ou encore la nouvelle couleur de tes ongles.

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Puis-je m'entraîner ou faire du sport pendant mes règles? Puis-je m'amuser quand même?
Bien sûr! Tu peux faire n'importe quel sport pendant tes menstruations! La course, le vélo, la danse, l'escalade et même des activités soi-disant vigoureuses. Les règles ne sont pas une maladie. Tu n'es pas obligée de prendre du repos ni de ralentir ta cadence. D'ailleurs, les professionnels de la santé te recommandent de rester active pour atténuer ces vilaines crampes.
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Puis-je me baigner pendant mes règles?
Pourquoi pas? Anciennement, on racontait toutes sortes d'absurdités aux filles, du genre qu'elles ne devaient pas se baigner dans la mer pendant leurs règles de peur d'être attaquées par un requin, ou de peur que leur tampon se gorge d'eau et qu'elles se noient. C'était n'importe quoi!!! Dans les faits, tu n'as aucune raison de te priver de baignade parce que tu as tes règles. La baignade est parfaitement sécuritaire, et il n'y aura pas de sang dans la piscine, promis! Les tampons sont la meilleure forme de protection pour la baignade, parce qu'une fois insérés, ils se dilatent pour épouser les formes de ton corps. Tu dois simplement changer ton tampon quand il le faut et ne pas oublier de cacher le cordonnet. Comme tu vois, rien ne t'empêche de porter ton plus joli bikini! Renseigne-toi au sujet des tampons SportMD de PlaytexMD.
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Pourquoi ai-je des crampes, et que puis-je faire pour m'en débarrasser?
Tu ressens des crampes parce que ton utérus se contracte pour expulser la couche qui en tapisse l'intérieur. Même si elles sont incommodantes, ces crampes sont en fait assez courantes chez la plupart des adolescentes et des femmes pendant leurs règles.

Voici quelques trucs que tu peux essayer pour soulager tes crampes:

  • Mange des aliments sains, et évite le café et les autres boissons caféinées.
  • Fais des exercices légers pour aider ton cerveau à sécréter des endorphines, qui atténuent la douleur naturellement.
  • Masse-toi délicatement le ventre pour aider tes muscles à se détendre.
  • Applique une bouillotte d'eau chaude ou un coussin chauffant sur ton ventre, ou prends un bain chaud.
  • Si tu éprouves des douleurs vaginales en plus des crampes, essaie une serviette au lieu d'un tampon.
  • Prends un médicament vendu sans ordonnance, comme de l'ibuprofène, en suivant le mode d'emploi ou les recommandations de ton médecin.

 

Souviens-toi que ce ne sont pas toutes les femmes qui ont des crampes pendant leurs règles. Mais si tu en as, console-toi en te disant qu'elles peuvent devenir moins incommodantes avec le temps.

Si tes crampes sont vraiment douloureuses, consulte la section «Y a-t-il quelque chose d'anormal?» ci-dessous.

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Qu'est-ce que le syndrome prémenstruel, et comment savoir si j'en suis atteinte?

Le syndrome prémenstruel (SPM) fait beaucoup parler de lui et s’attire beaucoup de mauvaise presse. L’une des idées reçues est que le SPM touche l’ensemble des femmes juste avant l’arrivée de leurs menstruations.

En vérité, il faut comprendre la différence entre le syndrome prémenstruel (SPM) proprement dit et le fait d’éprouver certains symptômes liés à la phase prémenstruelle du cycle. Le SPM dit bien ce qu’il est: un syndrome au sens clinique du terme. Le diagnostic de SPM tombe quand une femme ressent, pendant au moins trois cycles d’affilée, un ensemble de symptômes prémenstruels si forts qu’ils l’empêchent de mener une vie normale.1

Les symptômes du SPM incluent l’irritabilité, l’anxiété, la dépression ou la confusion, les sautes d’humeur, les maux de tête, le ballonnement, l’hypersensibilité des seins, et l’enflure des mains et des pieds.

Si tu constates que tes symptômes forment un schéma qui se répète pendant trois cycles d’affilée ou plus, consulte ton médecin pour en avoir le cœur net et pour discuter de moyens de te soulager.

1 http://www.masexualite.ca/sante-sexuelle/tout-sur-les-menstruations-regles/douleur-boutons-et-troubles-de-lhumeur

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Parfois, entre deux menstruations, j'ai des pertes blanchâtres dans ma culotte. Est-ce normal?

Oui, ces pertes blanchâtres sont tout à fait normales et se produisent à différents moments de ton cycle, généralement au début et à la fin.

À mesure que l'ovulation approche (expulsion d'un œuf par l'ovaire), il se peut que tu remarques la présence d'une substance glaireuse (semblable à du blanc d'œuf) au niveau de ton vagin. Le jour même de l'ovulation est celui où ton corps produit la plus grande quantité de cette substance. Bonne idée de porter un protège-dessous pendant ces jours-là.

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Si l'apparence et l'odeur de mes pertes blanchâtres semblent différentes ou «inhabituelles», que puis-je faire?
Si tes pertes dégagent une odeur inhabituelle et que tu ressens une démangeaison, une douleur et de l'inconfort au niveau du vagin, il se pourrait que tu sois atteinte d'une infection, et tu devrais aller consulter ton médecin.
Y a-t-il quelque chose d’anormal?
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J'ai des règles super abondantes qui s'accompagnent de crampes et de nausées vraiment intenses. Est-ce normal?

Souvent, les crampes très douloureuses et les règles abondantes s'expliquent par un taux plus élevé de prostaglandine, une substance semblable à une hormone qui provoque des contractions utérines encore plus intenses. Les terminaisons nerveuses deviennent alors plus sensibles, ce qui entraîne plus de douleur.

Certains médicaments anti-inflammatoires, comme l'aspirine et l'ibuprofène, agissent en bloquant l'action d'enzymes qui font monter le taux de prostaglandine. Mais quand la douleur est vraiment trop forte, il faut plus que de l'ibuprofène ordinaire. Si tes crampes sont très douloureuses, s'accompagnent de nausées et nuisent à tes activités quotidiennes, tu devrais t'adresser à ton médecin, qui pourra alors te suggérer de meilleures options pour atténuer la douleur.

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Pourquoi n'ai-je pas un cycle menstruel normal comme mes amies? Mes règles sont irrégulières. Qu'est-ce que cela peut signifier?

Les règles sont souvent irrégulières pendant les premières années. C'est parce qu'à l'adolescence, le corps des femmes cherche encore l'équilibre hormonal qui mènera à des cycles réguliers. Souviens-toi aussi que chaque femme a un cycle différent, et que ce qui peut être normal pour toi peut s'avérer anormal pour d'autres.

Ceci dit, d'autres facteurs peuvent expliquer cette irrégularité, comme le stress, la maladie, la perte ou le gain trop rapide de poids, les troubles alimentaires (comme la boulimie ou l'anorexie), un entraînement plus intense ou excessif, certains contraceptifs et les changements hormonaux. Ah oui, il ne faut pas oublier que la grossesse et l'allaitement peuvent aussi modifier la régularité de ton cycle.

Pour mieux comprendre les raisons de ton cycle irrégulier, consulte ton médecin.

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Mes règles sont en retard. Qu'est-ce que cela peut signifier, et que devrais-je faire?
Une foule de raisons peuvent expliquer ton retard. Si on exclut la grossesse, il se pourrait qu'un niveau de stress élevé en soit la cause, ou encore un changement majeur dans ta vie ou dans ton quotidien, comme la maladie, la prise de médicaments, la perte ou le gain trop rapide de poids ou un entraînement excessif. Si tu es inquiète, consulte ton médecin.
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J'ai de légers saignements entre mes menstruations. Pourquoi, et qu'est-ce que cela peut signifier?

Les pertes sanguines qui suivent la fin de tes règles et précèdent le début de ton prochain cycle s'appellent «tachetures» ou pertes intermenstruelles. La plupart du temps, il n'y a aucune raison de t'inquiéter, mais lorsqu'elles sont incessantes, les tachetures peuvent signaler la présence de saignements utérins anormaux, dont la cause pourrait être un trouble de la thyroïde, le syndrome des ovaires polykystiques, le diabète, une infection de la vessie ou du vagin, un polype utérin, une complication liée à un médicament, le stress, certains contraceptifs ou une autre cause qu'il vaut mieux identifier.

Si tu crois que tes tachetures sont anormales, prends rendez-vous avec ton médecin.

Choisir les bons produits d'hygiène féminine
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Il y a tellement de protège-dessous, de tampons et de serviettes hygiéniques offerts en magasin! À quoi servent tous ces produits, et par où devrais-je commencer?

Si tu t'es déjà sentie dépassée par la multitude de produits d'hygiène féminine qui s'offrent en pharmacie, dis-toi que tu n'es pas la seule. En effet, quand on a ses premières règles, il n'est pas toujours facile de savoir par où commencer...

Si tu veux être sûre d'acheter le bon produit, tu dois le choisir en fonction de ton flux menstruel. Prends note des variations de ton flux du début à la fin de tes règles. Chez la plupart des femmes, les pertes menstruelles sont légères au début, ce qui signifie qu'un protège-dessous peut suffire à la tâche. Ensuite, à mesure que le flux augmente, les tampons ou les serviettes font mieux l'affaire. Il existe des serviettes de nuit ou longues que tu peux porter au lit pendant tes jours de flux abondant, ou des tampons à absorptivité super ou super plus (les fabricants recommandent cependant de ne pas porter un tampon plus de 8 heures). Tout dépend de toi. Quand tu fais du sport, tu recherches sûrement un protège-dessous, une serviette ou un tampon fiable qui va te protéger dans tous tes mouvements. Mais d'autres fois, ce n'est rien qu'une question de confort. C'est toi l'experte de ton propre corps. Essaie les différents produits qui te sont offerts et fais tes choix selon tes besoins et tes préférences.

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Comment insérer un tampon?

Détends-toi. Il te sera beaucoup plus facile d'insérer un tampon si tu es détendue. Au début, il faut s'y prendre à quelques reprises avant d'être capable d'insérer un tampon en tout confort, alors ne t'inquiète pas. Consulte les instructions et les illustrations pour savoir comment faire.

 

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Un tampon se compose en fait de deux parties: le tampon en tant que tel, que tu insères dans ton corps, et l'applicateur en plastique, que tu utilises pour l'insérer. L'applicateur du tampon SportMD comprend un barillet lisse, qui contient le tampon, et un tube plus petit qui sert de piston.

 

  1. Lave-toi les mains et retire le tampon de l'enveloppe. L'extrémité de l'applicateur mince doit être arrondie et les cordonnets doivent dépasser de l'autre côté. N'utilise pas le tampon s'il te semble défectueux. Tout en tenant la prise antiglissante, tire doucement sur les cordonnets pour t‘assurer qu'ils sont fermement attachés.
  2. Adopte une position confortable. Essaie de t'asseoir sur le siège de toilette en écartant les genoux ou tiens-toi debout avec un pied sur le siège.
  3. Insère l'applicateur. Tiens la prise antiglissante de l'applicateur entre le pouce et le majeur. Place le bout de l'applicateur dans l'orifice vaginal à un angle de 45°, puis fais glisser doucement l'applicateur dans le vagin jusqu'à ce que tes doigts touchent ton corps.
  4. Insertion du tampon: À l'aide de l'index, pousse le piston jusqu'au fond du barillet afin de libérer le tampon. Le piston devrait maintenant se trouver dans le barillet. En tenant toujours la prise antiglissante, retire doucement l'applicateur deux pièces. Le tampon devrait être confortable et bien placé. Les cordonnets devraient pendre à l'extérieur de ton corps. Une fois le tampon inséré, remets l'applicateur vide dans l'enveloppe et jette-le à la poubelle. NE JETTE PAS L'APPLICATEUR EN PLASTIQUE DANS LES TOILETTES.
  5. Tu ressens de l'inconfort? Il se peut que le tampon n'ait pas été inséré assez profondément. Dans ce cas, retire simplement le tampon et insère un nouveau tampon. Lorsqu'un tampon est bien inséré, tu devrais ne rien sentir.
  6. Retrait: Essaie d'adopter la même position que durant l'insertion. Détends tes muscles et tire doucement sur les cordonnets. Le tampon devrait sortir facilement. Enveloppe le tampon souillé dans du papier de toilette et jette-le dans un contenant à déchets approprié.
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Combien de temps puis-je laisser un tampon en place? Puis-je porter mon tampon PlaytexMD pendant la nuit?
Tu peux porter un tampon, jour et nuit, jusqu'à un maximum de 8 heures. Tu ne dois pas oublier cependant de changer de tampon toutes les 4 à 8 heures. Il est aussi recommandé d'utiliser le degré d'absorption le plus faible correspondant à ton flux menstruel pour prévenir le risque de SCT (syndrome de choc toxique).
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Est-il possible d'insérer un tampon trop loin? Le tampon peut-il se perdre dans mon corps?
Non. Ce n'est tout simplement pas possible. L'ouverture au fond du vagin, appelée «col de l'utérus», est trop étroite pour laisser passer un tampon, et les parois vaginales maintiennent le tampon en place. Le tampon restera en place jusqu'à ce que tu le retires.
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La première fois que j'ai essayé un tampon, il était vraiment inconfortable. Et j'ai eu mal en le retirant. Cela veut-il dire que je ne peux pas utiliser de tampons?
Certainement pas. Il arrive parfois que le tampon ne soit pas inséré correctement (le plus souvent, il n'est pas enfoncé assez loin) et que tu éprouves une drôle de sensation. Si tu as mal en retirant le tampon, c'est parce que les tampons sont conçus pour se dilater dans ton vagin. Si tu enlèves un tampon qui n'est pas suffisamment imbibé de sang, cela peut faire mal. La prochaine fois, laisse le tampon absorber une partie de ton flux menstruel avant de le retirer. De cette manière, il ne sera pas sec et n'irritera pas la paroi vaginale au moment du retrait.
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Devrais-je jeter mes tampons dans les toilettes?

Il vaut mieux que tu enveloppes ton tampon souillé dans du papier hygiénique et que tu le jettes à la poubelle. Si tu te trouves dans une toilette publique, utilise le contenant pour produits d'hygiène féminine destiné à cette fin. Bien sûr, il ne faut jamais jeter d'applicateur en plastique dans les toilettes. Remets simplement l'applicateur dans son enveloppe d'origine ou enroule-le dans du papier hygiénique, puis jette-le également dans la poubelle.

La logique est simple: songe à tous les ennuis que représente une toilette bouchée. Personne ne veut d'un problème pareil, n'est-ce pas?

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Que puis-je faire pour garder mes parties intimes propres et fraîches pendant mes règles?
Assure-toi de changer de tampon ou de serviette à intervalles réguliers (consulte les instructions sur l'emballage), et prends des bains pour te rafraîchir et t'aider à réduire les odeurs au minimum. Tu peux également essayer les serviettes nettoyantes pour soins personnels de PlaytexMD, un moyen facile de te sentir fraîche, propre et sûre de toi chaque jour.
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Qu'est-ce que le syndrome de choc toxique (SCT) et qui court ce risque?

Le syndrome de choc toxique (SCT) est associé à l'usage des tampons hygiéniques. Il se manifeste rarement, mais il n'en constitue pas moins une maladie grave qui peut être mortelle.

LES SIGNES DU SCT COMPRENNENT UNE SOUDAINE POUSSÉE DE FIÈVRE (EN GÉNÉRAL 38,8 °C OU PLUS), DES VOMISSEMENTS, DE LA DIARRHÉE, UN ÉVANOUISSEMENT OU UN QUASI-ÉVANOUISSEMENT EN POSITION DEBOUT OU EN SE LEVANT, DES ÉTOURDISSEMENTS OU UNE ÉRUPTION CUTANÉE RESSEMBLANT À UN COUP DE SOLEIL.

SI TU ÉPROUVES L'UN DE CES SYMPTÔMES OU D'AUTRES SIGNES DU SCT, RETIRE AUSSITÔT LE TAMPON QUE TU PORTES, CESSE L'EMPLOI DE TAMPONS ET CONSULTE TON MÉDECIN IMMÉDIATEMENT.

RENSEIGNEMENTS IMPORTANTS SUR LE SCT:
Toutes les femmes qui utilisent des tampons durant leurs menstruations risquent de contracter le SCT. Le SCT est une affection rare mais grave, qui peut être mortelle. Des études scientifiques ont conclu que l'utilisation de tampons contribue à la cause du SCT.

Les risques signalés sont plus élevés chez les femmes de moins de 30 ans et chez les adolescentes. On estime que l'incidence du SCT se situe entre 1 et 17 cas sur 100 000 femmes ou jeunes filles menstruées par année.

RÉDUCTION DU RISQUE:
Tu peux réduire le risque de contracter le SCT durant tes menstruations en alternant l'utilisation des tampons avec celle des serviettes hygiéniques.

Tu peux éliminer tout risque possible de contracter le SCT associé aux tampons en t'abstenant d'en utiliser.

Des études scientifiques ont conclu que les tampons à degré d'absorption élevé augmentent le risque de SCT. Afin de réduire le risque de SCT, choisis les tampons au degré d'absorption le plus faible correspondant à ton flux menstruel.

Les tampons sont offerts en plusieurs degrés d'absorption: régulier (6 à 9 grammes), super (9 à 12 grammes) et super plus (12 à 15 grammes). Chaque degré d'absorption représente le nombre de grammes de liquide pouvant être absorbés par les tampons de n'importe quel fabricant, d'après un test de laboratoire standardisé. Utilise ces renseignements pour comparer le degré d'absorption des tampons PlaytexMD à celui d'autres marques.

Si tu as constaté des symptômes du SCT dans le passé, tu devrais consulter ton médecin avant de réutiliser des tampons.

Consulte ton médecin si tu as des questions au sujet de l'utilisation des tampons ou du SCT.

Pour les parents
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Comment puis-je aborder le sujet des règles et de la puberté avec ma fille?

Que vous soyez la mère ou le père, la belle-mère ou le beau-père ou encore le tuteur, vous pourriez avoir un peu le «trac» de parler des règles et de la puberté avec votre fille. Vous ne voulez pas que votre fille rougisse de gêne, ni qu'elle soupire d'exaspération. Même si elle brûle d'envie de savoir ce qui lui arrive vraiment et à quoi elle doit s'attendre après toutes ces transformations, elle pourrait être trop timide pour vous en parler ouvertement. Il est donc important de lui dire qu'elle peut toujours compter sur vous si jamais elle désire en discuter. Si elle n'est pas réceptive, ne vous laissez pas décourager. Elle est sans doute encore trop gênée pour parler de ses règles et ne se sent pas encore tout à fait prête à y faire face.

Vous pouvez tâter le terrain de temps à autre, mais allez-y de façon informelle et décontractée pour que votre fille ne se sente pas «piégée». Vous savez mieux que quiconque comment vous y prendre. Commencez par lui parler de ce qu'elle aime faire pour se divertir ou de son activité préférée. Peut-être qu'en entamant la discussion sous cet angle-là, vous réussirez plus facilement à «briser la glace».

Si vous êtes sa mère ou sa belle-mère, rappelez à votre fille que vous aussi êtes passée par là, et que même si ça n'avait pas été facile pour vous, vous avez fini par passer au travers. Racontez-lui des anecdotes de votre jeunesse. Cela l'amusera sans doute un peu et pourrait même vous faire rire toutes les deux, ce qui est parfait avant d'entamer une conversation sérieuse où la confiance doit régner.

Bref, l'important est de rassurer votre fille sur le fait que vous comprenez ce qu'elle vit et que vous êtes là pour lui apporter votre soutien. Parfois, il vaut mieux que ces choses-là soient dites clairement plutôt que de sembler aller de soi. Pendant que vous y êtes, dites-lui ce que vous appréciez chez elle. C'est ce genre de petites attentions qui vous aideront à resserrer vos liens d'intimité et de confiance avec votre fille, et qui pourraient l'aider à se sentir encore plus sûre d'elle-même à cet âge si «ingrat».

Par contre, s'il n'y a vraiment rien à faire et que votre fille repousse toutes vos ouvertures, c'est peut-être parce qu'elle trouve le sujet encore trop gênant ou trop personnel pour en discuter avec vous. Même si cela risque de vous blesser un peu, acceptez de bon cœur qu'il en soit ainsi et suggérez à votre fille qu'elle s'adresse à une personne en qui elle a confiance pour parler de ces choses-là. Il peut s'agir d'une personne de la famille, d'une belle-mère, d'une enseignante, d'une entraîneuse, d'une infirmière ou d'une conseillère pédagogique. Dites-lui que cela ne vous fait pas de peine (même si vous ressentez l'inverse), et que ce qui compte avant tout pour vous, c'est qu'elle obtienne réponse à toutes les questions qu'elle se pose.

Rassurez-la en lui promettant d'acheter tous les produits d'hygiène féminine dont elle aura besoin jusqu'à ce qu'elle soit suffisamment à l'aise d'aller les acheter elle-même en magasin. Vous pourriez lui écrire une note en indiquant les produits que vous utilisez vous-même, puis elle peut vous répondre en y cochant les produits qu'il lui faut pour l'instant. Ou encore, vous pourriez lui monter une trousse de produits essentiels «pour passer son mois»:

  • Chocolat (ou sa collation préférée)
  • Ibuprofène
  • Nettoyant détachant en bâtonnet (miniformat)
  • Bouillotte d'eau chaude ou coussin chauffant
  • Livre ou film préféré
  • Poche ou sac discret pour transporter certains de ces essentiels

 

Pour finir, il faut bien avouer que l'arrivée des règles dans la vie d'une adolescente n'est pas toujours un moment facile à vivre pour les mères. Peut-être qu'un jour, votre fille regardera en arrière et appréciera le fait que vous lui ayez laissé autant de liberté pour vivre sa puberté à son rythme et pour tout le soutien que vous lui avez apporté... à votre manière.